Découvrir
le château de monluc

Un lieu chargé d’histoire

Le Château de Monluc est un lieu chargé d’histoires. Ce sont plusieurs milliers d’années de cultures et de civilisations que l’on retrouve dans le château et ses alentours…

L’histoire de Saint-Puy

Sur les hauteurs d’une colline, est juché un petit village Gascon : Saint-Puy.

Situé dans le département du Gers, dans la région Occitanie, le village de Saint-Puy fut occupé dès l’époque Néolithique. Il tire l’origine de son nom de Summumpodium et est devenu par la suite Sempuy. Déjà à l’époque néolithique, les hommes avaient choisi de s’établir sur ce promontoire. Plus tard, les romains y développèrent la culture de la vigne. Au Moyen-Age, le village connut tour à tour une possession anglaise puis française.

Saint-Puy, la vigne et les Gascons

À Saint-Puy, petit village gascon, juché sur sa colline, existe un château dont l’origine remonte à plus de dix siècles. Déjà à l’époque néolithique, il y a plusieurs milliers d’années, les hommes choisirent de s’établir sur ce promontoire couvert de chênes. Les haches de pierre polie et les pointes de flèches qui ont été trouvés sur la terrasse attestent de leur industrie et de leurs premiers échanges. Quelques dizaines de siècles plus tard, les Romains développèrent la culture de la vigne, apportant ainsi la richesse à cette région qu’allait devenir la Gascogne. À l’époque médiévale, les Sarrazins passèrent et firent découvrir l’alambic. De plus, les Anglais, occupants repoussés du pays gascon au 14e siècle, virent d’un très mauvais œil le commerce des marchands hollandais. En effet, les bateaux hollandais n’étaient autorisés à franchir l’étape de Bordeaux – ville sous la possession des Anglais – et à remonter la Garonne pour venir charger les vins du Haut-Pays Gascon qu’à partir du printemps suivant la récolte. Il fut alors déjà trop tard pour bon nombre de vins de cette époque, qui, plus ou moins bien stockés, n’eurent la patience d’attendre de longs mois et se trouvèrent abîmés à l’arrivée des marchands hollandais. Ceux-ci eurent alors l’idée de faire distiller une partie de ces vins pour incorporer l’alcool obtenu aux vins restants. Ce vinage avait pour effet de garantir une bonne conservation des vins.

À partir de cette époque on se mit, en Armagnac, à distiller du vin pour produire un alcool de bouche. C’était au 15e siècle, une grande originalité, puisque jusqu’ici, l’alcool était réservé aux médecins, parfumeurs et alchimistes.
Les siècles passant, la renommée de l’Armagnac et des Gascons grandit peu à peu, tandis que les villages médiévaux enclavés comme Saint-Puy, perchés sur leurs collines à l’écart des routes et des rivières, perdirent de leur influence. Cependant, le génie créatif des Gascons n’eut pas perdu de sa vitalité : des vignerons locaux, dont l’arrière-grand-père de René Lassus, expédièrent leurs vins hors de leur région. Les viticulteurs gascons qui, à la fin du siècle dernier, vendaient leurs vins en Champagne ne s’étaient pas trompés : terroir et qualité des vins de nos coteaux se prêtent admirablement à l’élaboration de vins vifs, secs et de race.
C’est ainsi que René Lassus, approfondit tout naturellement la démarche de son aïeul, et eut l’idée de champagniser les vins de son vignoble tout en continuant à en distiller une partie. En effet, le Château de Saint-Puy se trouvant en Ténarèze : une des régions de l’Armagnac, la distillation a toujours occupé une grande place dans l’activité de ses vignerons.

La juxtaposition de l’esprit inventif des Gascons et de leur admirable eau-de-vie devait, on l’imagine, entraîner le foisonnement de recettes familiales dont certaines étaient tout à fait originales.

L’idée du Cocktail POUSSE-RAPIERE ne vint pas autrement et René Lassus, améliorant la recette familiale, associa la liqueur d’Armagnac au Brut qu’il produisait en méthode traditionnelle champenoise pour créer le Cocktail POUSSE-RAPIERE que nous connaissons.

Le succès, jamais démenti, de ce Cocktail tient au fait que les deux composants sont élaborés, dès l’origine, dans le souci de réaliser un mélange équilibré. Le vin et la liqueur sont faits l’un pour l’autre.

Plus d’informations
http://patrimoines.midipyrenees.fr/fileadmin/DOC_LIE/IVD32/IA32ETUD/IA32100048_01.PDF

Histoire de Blaise de Monluc

Blaise de Monluc : fervent défenseur de la monarchie française

Blaise de Lasseran de Massencome, dit Blaise de Monluc, né entre 1500 et 1502 à Saint-Puy et mort le 26 juillet 1577, est un maréchal de France et mémorialiste du XVIe siècle. Le lieu de sa mort ainsi que le lieu de sa sépulture sont inconnus à ce jour. Il semblerait que le jour de sa mort il était à Saint-Puy et qu’il devait rejoindre son fils à Cassaigne. Il s’illustra comme fervent défenseur de la monarchie lors des guerres d’Italie et des guerres de religions. Il hérita du château de son arrière-grand-père Pierre de Lasseran de Massencome, seigneur de Monluc, qui avait reçu vers 1470 le château et la terre de Saint-Puy – Comté de Gaure – des mains de Charles d’Albret dont il était le « maistre d’hostel ».

Vers 1500, le patrimoine de la famille Monluc est bien amoindri, et le petit « Blaizot », aîné de quatre sœurs et six frères, sera obligé de quitter son « Sompoy » natal, alors qu’il est âgé de neuf ans environ pour gagner la cour de Lorraine où l’attend une place de page au service de la Duchesse Renée de Lorraine. Comme tous les jeunes gens de son temps, ses aspirations de jeune garçon le portent à suivre d’un regard émerveillé les actions de ses aînés. C’est à ce moment-là l’époque des guerres d’Italie. Dès qu’il fut en âge de porter les armes, Blaise partit faire sa carrière militaire.
Malgré des débuts décevants (défaite de la Bicoque en 1522, Pavie en 1525 où, fait prisonnier, mais trop pauvre pour payer rançon, il fut relâché) la fougue du jeune Blaise, ses qualités de chef et son esprit d’initiative le font rapidement apprécier de ses chefs. Pendant 40 ans, Blaise de Monluc servira fidèlement ses rois, suivant la fortune des armes : campagne de Piémont, Cérisoles, Boulogne, défense de Sienne contre les troupes de Charles Quint, etc…

Entre chaque campagne, il revint en Gascogne panser ses plaies – il en recevra de fort sévères – et ronger son frein avec impatience, car si sa valeur est récompensée, ses charges de famille vont s’accroissant : d’un premier mariage en 1526, sont nés 4 garçons et 3 filles. Une deuxième union, en 1564, lui apportera 3 filles. Or, faveurs et disgrâces royales lui sont souvent acquises, les unes en fonction de ses mérites, les autres en raison de son tempérament bouillant, de son propre aveu « fort cholère », que tempère à l’occasion la diplomatie de son frère Jean, évêque de Valence (Drôme), esprit fin et brillant.
Lorsqu’éclateront en Aquitaine les premiers troubles religieux, en 1561, après diverses hésitations, et sur l’ordre du Roi ( en réalité, de la Reine-mère, Catherine de Medicis), Monluc dirigera avec énergie la répression contre les protestants. Nommé gouverneur de Guyenne, une fois le pays à peu près pacifié, on lui retirera cette charge, ce qui ne laissera pas de l’attrister, complétant à ses dépens sa profonde connaissance des hommes.
Après une dizaine d’années de guerre civile, assombries de part et d’autre par des épisodes sanglants, un Blaise de Monluc désabusé, vieilli – il a 70 ans et a reçu une terrible blessure au siège de Rabastens – mais l’esprit toujours vif, écrira ses Commentaires, riches en détails concrets et conseils pratiques, « La Bible du Soldat », dira HENRI IV.
Une abondante correspondance de ses familiers, de ses adversaires et de lui-même montre également un autre aspect de ce personnage, si décrié parfois par ses contemporains, et par le 19e siècle. Il fut même comparé, à tort, à la suite d’Agrippa d’Aubigné, au terrible baron des Adrets.
Monluc recevra le bâton de Maréchal de France en 1574, récompense tardive de toute une vie passée au service de ses Rois. Il s’éteindra en 1577.

Le Château Monluc

Le château de Monluc : un lieu chargé d’histoires

Le Château de Monluc est un site exceptionnel situé sur la partie dominante de Saint-Puy. Il a été construit sur les vestiges d’un château du XIIIe siècle. Il s’agit de la maison paternelle du Maréchal Blaise de Monluc. Ce château a traversé le temps et les invasions que ce soit au cours du règne des Mérovingiens et des Carolingiens, ou dans la mouvance du Roi d’Angleterre.

Brève Histoire du Château de Monluc

L’endroit où se situe le château est fréquenté depuis l’époque néolithique. Plusieurs outils de pierre polie façonnés à cette époque ont été trouvés sous la terrasse qui sera plus tard la « Haute cour » du château fort.

Les Gaulois en firent un oppidum. Le nom de leur tribu : les Garites, donnera plus tard son nom au Comté qui aura sa capitale à Saint-Puy : le Comté de Gaure.
Quant à la maison, il s’agit d’une des plus anciennes de la Gascogne. En effet, elle est citée dans l’Histoire des Gaules avant 929 et a depuis toujours été habitée.
Après les invasions barbares, au cours du règne des Mérovingiens puis des Carolingiens, un premier donjon fut construit en bois, puis en pierre. Une ville se formera petit à petit autour du château fort et sur le flanc de la colline. Saint-Puy (ou Sempuy) devint la capitale du Comté de Gaure.

Avant 929, Saint Puy appartenait au Duc de Gascogne. En 929, un partage fut effectué entre ses 3 petits-fils : le 1er eut le Comté d’Armagnac avec Lectoure, le 2ème eut le Fezensac avec Vic-Fezensac et le 3ème, le Comte Frédelon eut le Comté de Gaure avec Saint-Puy.

En 1272, sous le règne de Géraud de Casaubon, Comte de Gaure, le château et la ville furent assiégés et brûlés en partie par le Comte d’Armagnac (Lectoure), et ensuite restaurés sur l’ordre du Roi de France, Philippe le Hardi. A cette époque il y eut une garnison anglaise à Saint-Puy puisque du 12e au 15e siècle, le pays était sous la mouvance du Roi d’Angleterre.
 
En 1425, le roi Charles VII donna le comté de Gaure à son cousin Charles d’Albret. Celui-ci, vers 1470, offrit le château avec quelques terres à son fidèle « Maistre d’Hostel » : Pierre de Lasseran-Massencome, Seigneur de Monluc, arrière-grand-père de Blaise de Monluc.
 
Blaise de Monluc (1500-1577) grand guerrier sera nommé Maréchal de France. Chargé par le Roi de pacifier la Gascogne pendant les troubles religieux, il dictera ses mémoires qu’il appellera « Commentaires », de même que Jules César avait écrit les « Commentaires de la guerre des Gaules »

Au 17e siècle, les fortifications de la ville et du château seront démantelées, certainement sur l’ordre de Louis XIV.
 
En 1720, les héritiers de Monluc vendirent le domaine au Comte de Morlan, dont la petite fille, Gabrielle-Minette épousera Victor Lassus, un membre de la famille du propriétaire actuel, à la fin du 18e siècle.

Le domaine ayant été vendu en 1900, René Lassus le rachètera en 1961 pour y développer son domaine viticole.

Le renouveau des vins du haut pays Gascon

La tradition d’excellence des vins du haut-pays Gascon renait sous nos yeux à Monluc

Le vignoble de Monluc est aujourd’hui en plein renouveau : nous voyons se recréer sous nos yeux l’antique vignoble du Haut-Pays Gascon. Ici, vous verrez moins que dans d’autres vignobles plus tempérés des rangs ciselés au cordeau : notre vigne garde sa sauvagerie apparente et son fouillis végétal pour mieux nourrir et abriter ses raisins.

Renommé dès la fin du 1er siècle après J.C. comme en attestent de récentes découvertes archéologiques, il connut son apogée aux XIIIe et XIVe siècles grâce au commerce florissant avec l’Europe du nord.
Ensuite, les relations commerciales s’estompèrent rapidement du fait de la rupture des relations avec l’Angleterre, mais aussi de l’éloignement du Haut-Pays Gascon des ports atlantiques et du piètre état des voies terrestres.
Monluc se situe au centre de ces vignobles du Haut-Pays, plantés sur des collines aux reliefs vifs faites de terre argilo-calcaire et exposées à la lumière solaire des étés gascons et aux pluies d’un climat hybride. 
Vent d’ouest luttant contre rafales d’autan, c’est le plus souvent du beau temps pour le Haut-Pays Gascon.
Les sites archéologiques gallo-romains nous révèlent l’immense savoir-faire des Gascons des premiers siècles : rien n’a été perdu et l’on assiste aujourd’hui à la renaissance du vignoble. 
Le génie du lieu fait que plusieurs dizaines de siècles après son déclin, ce vignoble montre tout son potentiel à l’endroit même où les vétérans romains et les peuples de Gascogne avaient planté leurs belles vignes.
Aucun hasard dans tout cela, car les terroirs du Haut-Pays sont faits de terres caillouteuses qui se ressuient vite après les averses et qui savent donner à la plante la chaleur et la nourriture qui lui conviennent.
Aussi point de surprise à découvrir comment les ceps de vignes rouges ou blanches s’acclimatent à un tel environnement et produisent les raisins mûrs et parfumés qui font le charme, la puissance, la longévité et le fruit des vins de Monluc.